La Parvovirose ou Gastro-entérite Hémorragique chez le chien
La parvovirose s’appelle plus communément la gastro-entérite hémorragique chez le chien. Elle est causée par un virus (parvovirus) très agressif, de très petite taille, très résistant (à la lumière, à de nombreux détergents, à la chaleur, à l’alcool etc.). La parvovirose ou gastro-entérite hémorragique chez le chien est donc une maladie virale, très contagieuse, fréquemment rencontrée, et dont l’aboutissement peut être très grave, mettant la vie du chien en danger. Le parvovirus peut en effet survivre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, à l’air libre sous une température ambiante à laquelle il s’adapte. Très mutagène, le parvovirus peut se rencontrer selon diverses souches. La parvovirose s’attaque aux défenses immunitaires du chien. Elle peut se rencontrer sous deux formes : la parvovirose gastrique ou la parvovirose myocardique.
Comment se transmet la parvovirose ou gastro-entérite hémorragique chez le chien ?
La parvovirose ou gastro-entérite hémorragique chez le chien se transmet majoritairement par la vie en collectivité ; il s’agit donc d’une contamination environnementale. (élevages, pensions, chenils, refuges, associations d’accueil etc.) Le parvovirus s’infiltre dans l’organisme du chien par les voies salivaires, urinaires et fécales mais également par les effets personnels des chiens, quand ils sont partagés tels que l’écuelle de nourriture, les jouets, peluches ou morceaux de tissus. C’est toutefois dans les selles que les parvovirus sont excrétés en la plus grande quantité. Il est donc particulièrement important de ne pas laisser le chien renifler les excréments des autres, ni leur urine. De plus, en jouant avec d’autres chiens, ou en rencontrant d’autres chiens, les contacts gueule-à-gueule avec sécrétion de salive peuvent suffire pour la propagation du virus et la survenue de la parvovirose ou gastro-entérite hémorragique.
Les chiots sont les plus sensibles, et les plus touchés par la parvovirose, dès qu’ils n’allaient plus leur mère et entrent en période de sevrage, car leur système immunitaire n’est pas encore mature et ils ne sont plus protégés par les anticorps transmis par le lait de la chienne. Néanmoins, des chiens adultes, surtout en vieillissant, peuvent également être contaminés par la parvovirose ou gastro-entérite hémorragique, s’ils sont amenés à côtoyer une collectivité d’autres chiens, comme en exposition, ou en pension pour les congés familiaux et autres situations de regroupement de chiens.
La parvovirose gastrique ou gastro-entérite hémorragique chez le chien
La parvovirose gastrique, dont le nom exact est « gastro-entérite hémorragique », chez le chien est de loin la plus fréquente, malheureusement. Les premiers symptômes chez le chien de cette parvovirose sont une grande fatigue proche de l’abattement avec comportements associés (chien replié sur soi, ne bougeant plus, en prostration), une diminution progressive de l’appétit jusqu’à la perte totale de l’envie de manger, un état fébrile avec des poussées de fièvre qui témoignent de la virulence du parvovirus. Les symptômes de gastro-entérite hémorragique surviennent parallèlement : le chien présente des vomissements, qui deviennent fréquents au cours de la journée, des diarrhées dans lesquelles on retrouve du sang, profuses, nombreuses, ces deux symptômes entrainant rapidement une sévère déshydratation ainsi qu’une anémie importante, pouvant être mortelles dans le cas d’un jeune chien.
Il faut savoir que l’incubation du parvovirus est assez courte, de quelques jours à quelques semaines, et ne se repère pas. Le chien déclare la parvovirose ou gastro-entérite hémorragique peu de temps après avoir été contaminé par le parvovirus, en général sous dix jours en moyenne. Son système de défenses immunitaires s’amenuise en peu de temps, ne parvenant plus à lutter efficacement contre le parvovirus, ce qui entraîne souvent des complications respiratoires et expose le chien à de nouvelles maladies virales ou bactériennes qui viendraient se surajouter à la parovirose déjà agressive.
La parvovirose myocardique chez le chien
Cette forme de parvovirose se rencontre plus rarement mais son apparition est brutale, sans signe précurseur. Le chien meurt rapidement de lésions du myocarde ou d’un infarctus du myocarde. Cette parvovirose n’est ni décelable ni soignable.
Quelle méthode de diagnostic face à la parvovirose chez le chien ?
Le vétérinaire suspectera la parvovirose par le mode de vie du chien en groupe. En clinique, le vétérinaire réalisera d’abord une prise de sang qu’il analysera sur place grâce à la méthode dite « Elisa ». Afin d’assurer le diagnostic de la parvovirose, le vétérinaire prélèvera aussi sans doute un ou plusieurs échantillons d’excréments du chien, parfois aussi d’urines ou d’autres matières telles que les mucosités, et le fait analyser selon la méthode PCR qui permet de déterminer la présence effective de parvovirus chez le chien.
Quel pronostic, quel traitement, face à la parvovirose chez le chien ?
Si le chien est très jeune, ou au contraire plutôt âgé, le pronostic est peu favorable. On dit qu’il est « réservé ». Le traitement est un ensemble de mesures non spécifiques : le chien qui souffre de parvovirose est placé sous perfusion, il reçoit des médicaments anti-spasmodiques pour réduire ses vomissements et les douleurs gastriques qu’ils occasionnent, il reçoit aussi des médicaments anti-diarrhéiques et des médicaments qui luttent contre l’hémorragie sanguine. Les antibiotiques n’ayant nul effet sur les virus, le vétérinaire surveillera les poussées de fièvre et donnera s’il l’estime nécessaire des médicaments antipyrétiques. Les chiens adultes dont le système immunitaire était solide et efficace au départ peuvent guérir de la parvovirose.
Quelle est la place des médecines naturelles face à la parvovirose ou gastro-entérite hémorragique chez le chien ?
Dès l’annonce du diagnostic, les médecines naturelles peuvent venir s’adjoindre aux actes médicaux entrepris par le vétérinaire. Pendant l’hospitalisation et le placement sous perfusion, il est possible d’accompagner le chien avec au moins des biothérapies sous forme homéopathique, puisqu’elles peuvent être mélangées à l’alimentation spécifiques qu’il recevra. La difficulté réside surtout dans le fait que les vétérinaires sont souvent réticents à donner les remèdes homéopathiques, isothérapeutiques ou organothérapeutiques, des biothérapies, même si le maître les apporte chaque jour.
C’est donc quand le chien est considéré sauvé et qu’il rentre à la maison que les médecines naturelles peuvent le soutenir dans la convalescence qui l’attend. En effet, il revient très fragilisé, l’agression virale représentant un véritable traumatisme cellulaire et métabolique, et les actes médicaux indispensables reçus en clinique occasionnent immanquablement un stress psychique intense chez le chien. Les médecines naturelles favorisent le rétablissement en douceur de l’organisme, et permettent au chien de retrouver sa sécurité intérieure. On accompagne souvent le chien avec des plantes qui permettent au psychisme d’atténuer les réactions diverses provoquées par les grands stress. Les défenses immunitaires seront stimulées peu à peu grâce à des remèdes naturels qui n’excitent pas, l’appétit sera sollicité par des compliments alimentaires tels que le fenugrec. L’apithérapie conjointe à l’argilothérapie prennent toute leur place dans l’accompagnement d’un chien qui vient de subir une hospitalisation suite à un déclenchement de parvovirose ou gastro-entérite hémorragique. Le charbon végétal, évidemment, ainsi que des oligo-éléments judicieusement choisis, complètent le soutien du chien.
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