Comprendre les Coronavirus chez le Chat
Bien que les coronavirus puissent infecter également les espèces humaine, porcine, canine, cet article ne vous présente sommairement que les coronavirus touchant les chats, ceux qui sont responsable de la Péritonite Infectieuse féline ou P.I.F.
Ces virus peuvent infecter tous les tissus (macrophages et cellules epitheliales), causant principalement des infections respiratoires ou digestives, chez les
mammifères (dfont le chat fait partie) et les oiseaux.
Le spectre d'hôte des coronavirus est étroit: chaque espèce de coronavirus infecte généralement une seule espèce cible. Les coronavirus sont enveloppés à ARN (plus grand ARN viral connu.)
Le coronavirus félin est dénommé aussi FCV pour Feline CoronaVirus, également connu comme FIPV, Feline infectious peritonitis virus. Il est, on l'a vu plus haut, le virus à l'origine de la péritonite infectieuse féline (ou PIF).
Les coronavirus sont aussi responsables du syndrome aigu respiratoire sévère en santé animale (le chat principalement), plus souvent décrit sous la terminologie de : "pneumopathie atypique".
Dans l’espèce canine, le CCV présente le plus généralement des entérites bénignes.
Les coronavirus humains 229E sont responsables d’infections nosocomiales graves en particulier chez le nourrisson.
Abstract : Human coronaviruses, with two known serogroups named 229-E and OC-43, are
enveloped positive-stranded RNA viruses. The large RNA is surrounded by a nucleoprotein (protein
N). The envelop contains 2 or 3 glycoproteins: spike protein (or protein S), matrix protein (or protein
M) and a hemagglutinin (or protein HE). Their pathogen role remains unclear because their isolation
is difficult. Reliable and rapid methods as immunofluorescence with monoclonal antibodies and
reverse transcription-polymerase chain reaction allow new researches on epidemiology. Human
coronaviruses can survive for as long as 6 days in suspension and 3 hours after drying on surfaces,
suggesting that they could be a source of hospital-acquired infections. Two prospective studies
conducted in a neonatal and paediatric intensive care unit demonstrated a significant association of
coronavirus-positive naso-pharyngal samples with respiratory illness in hospitalised preterm
neonates. Positive samples from staff suggested either a patient-to-staff or a staff-to-patient
transmission. No cross-infection were observed from community-acquired respiratory-syncitial virus
or influenza-infected children to neonates. Universal precautions with hand washing and surface
desinfection could be proposed to prevent coronavirus transmission.
Résumé en français : Ce génome est un ARN simple brin positif associé à une protéine phosphorylée de la nucléocapside, la protéine N. L’enveloppe des coronavirus humains contient deux ou trois glycoprotéines membranaires : S ou spike protein, M ou protéine de membrane et HE ou hémagglutine-estérase. Le rôle pathogène de ces virus est mal connu en raison des difficultés diagnostiques. Cependant la mise au point de l’immunofluorescence avec anticorps monoclonaux et des techniques d’amplification génique permet de nouvelles recherches épidémiologiques. Les coronavirus peuvent survivre jusqu’à six jours en suspension et trois heures après séchage, ce qui suggère un rôle nosocomial potentiel. Deux études prospectives réalisées dans une unité de réanimation néonatale et pédiatrique ont révélé une relation significative entre l’existence de prélèvement nasopharyngés positifs et la survenue de symptômes respiratoires. Des prélèvements positifs chez le personnel suggèrent une contamination patient-personnel ou personnel–patient. En raison de leur survie possible sur les surfaces et de l’efficacité démontrée des agents désinfectants, des mesures universelles de prévention associant lavage des mains et désinfection des surfaces peuvent être proposées.
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