Cancers chez le chien & le chat : Le rôle de l’Homéopathie
Posons quelques réflexions rapides d’information, d’ailleurs reprises par l’ensemble de la profession des praticiens de santé naturelle spécialisés canins et félins en Europe et à l’étranger.
Si le chat ou le chien est dans un état pré-cancéreux, avec suspicion de cancer ou diathèse cancéreuse, voire une hérédité, il faut avoir recours à l’homéopathie. Elle va permettre de retarder le stade d’apparition des métastases, tout en limitant leur taille puis leur développement dans les stades suivants.
Par exemple, un chat qui reçoit chaque année son rappel de vaccination depuis son plus jeune âge est un sujet entrant dans la diathèse pré-cancéreuse. Un fibrosarcome se développera tôt ou tard au point d’injection.
De même, une chienne qui prend la pilule depuis ses premières chaleurs et qui n’est donc pas stérilisée, est aussi un sujet appartenant à la diathèse pré-cancéreuse puisqu’il y a de très importants risques qu’elle développe un cancer des mamelles, des voies génitales, tôt ou tard.
Ceci n’est en rien exhaustif : il y a bien d’autres exemples possibles afin de faire comprendre au grand public, aux maîtres, en quoi peut consister la réflexion homéopathique concernant la diathèse de l’animal, ou son potentiel de risque, dans l’objectif d’établir un protocole homéopathique de prévention.
Si le chien ou le chat présente en surface cutanée une tumeur, pouvant répondre à l’exérèse, il faut y avoir recours le plus précocement possible. Car si on attend trop, elle grossit et devient alors inopérable. En effet, les tumeurs qui peuvent l’être doivent être opérées au plus vite, car elles peuvent adhérer aux tissus environnants et les emmener ainsi dans leur processus cancéreux. Là, le stade pré-cancéreux est dépassé. On entre en phase 2 de protocole cancéreux en homéopathie chez le chien ou le chat.
L’homéopathie intervient d’abord pour préparer correctement le chien ou le chat à recevoir une anesthésie + gérer les suites de l’opération, ensuite l’homéopathie prend aussi le relais pendant la période de convalescence et de cicatrisation. Après cela, l’homéopathie peut être donnée au chien comme au chat aussi longtemps que nécessaire pour retarder l’apparition de nouvelles tumeurs, vitaliser le système immunitaire ainsi que les organes ou tissu ayant exprimé la première tumeur, soutenir un état cancéreux débutant. (Conservation de l’appétit, de la forme quotidienne, vitalisation de la zone où a été retirée la tumeur de départ.)
Bien entendu le praticien expérimenté ajoutera ici un nosode homéopathique pertinent, lors de cette prise en charge, afin d’augmenter les synergies avec les autres remèdes homéopathiques, ou le simillimum, ou le remède de diathèse approprié.
Regrettons toutefois qu’en France, on ne puisse pas avoir accès à certains excellents nosodes utiles dans cette prise en charge précoce d’état cancéreux en homéopathie chez le chien et le chat. Les praticiens français oublieront donc, contraints et forcés, Syphilinum, Carcinosinum et ses dérivés, l’excellent Scirrhinum, le très précieux Scrophularium … et j’en passe.
Si les ganglions lymphatiques avoisinants à la tumeur opérable sont affectés, l’organothérapie viendra complémenter l’homéopathie. Si le cancer s’est déjà propagé aux ganglions secondaires et organes ou tissus environnants, on rentre en phase 3 de protocole cancéreux pour le chien ou le chat. On fait appel à l’homéopathie pour son soutien irremplaçable face aux manifestations des douleurs, on choisit aussi entre organothérapie ou isothérapie afin d’accompagner l’organisation cellulaire des zones atteintes, afin de réduire leur anarchie, et permettre au chien ou au chat de conserver le plus longtemps possible son appétit, son énergie, sa capacité à participer à son environnement.
Enfin, dans la phase 4 des états cancéreux du chat et du chien, on a deux niveaux =
- soit les trois premières phases ont été accompagnées par l’homéopathie de manière sérieuse et adaptée à son espèce : l’animal arrive en bout de course en bien meilleur état général,
- soit on le prend en charge après des mois, des années, d’errance, et on observe alors un chien ou un chat imbibé de cortisone, d’antibiotiques, d’anti-inflammatoires, ayant subi coup sur coup une exérèse ou plusieurs, des séances de radiothérapie, tout ça sans aucune protection homéopathique, perclus de douleurs, avec des plaies cancéreuses souvent rebelles, des cicatrices chéloïdes, un poils sec, un état général frôlant l’apathie permanente. On doit alors « s’accrocher », « retrousser ses manches », car ce qui a été raté n’est pas récupérable.
Pas le temps de détoxiner le métabolisme. Pas le temps de discuter sur la diathèse, les FTA … Il faut cibler l’homéopathie de dernier recours, celle qui va accompagner le petit malade pendant ses dernières semaines, en bref l’homéopathie des soins palliatifs, conjointe aux diffusions atmosphériques d’huile essentielles énergétiques et spirituelles.
Bien évidemment, on saura mettre de côté le très (trop !) populaire Viscum Album Fermenté (ou VAF), transmis par Steiner en son époque, qui n’a strictement rien à faire dans des protocoles cancéreux chez le chien et le chat de phases 2, 3 ou 4. Il agit par analogie symbolique et non par similitude expérimentale.
A ce titre, il n’a rien d’homéopathique, donc. Les quelques études réalisées sur le rat ont montré que le VAF en granules ou doses, quelle que soit sa dilution, n’avait aucune action sur le développement des métastases. Il ne freinait pas leur multiplication. Bien que fort étonnés de la popularité du VAF (par effet placebo ?) chez les maîtres de chiens et de chats cancéreux ces dernières années, nous n’avons toujours pas été convaincus et continuons d’utiliser comme il se doit les remèdes adaptés que les anciens ont testé et nous ont légués.
A ce propos, nous avons eu l’idée de les dénombrer, seulement pour la France (considérons d’office que c’est donc la liste la plus réduite d’Europe) et nous avons trouvé exactement :
18 remèdes homéopathiques d’action sur les états cancéreux du chien et du chat, de latéralité droite exclusive +
24 remèdes homéopathiques d’action sur les états cancéreux du chien et du chat, de latéralité gauche exclusive +
12 remèdes homéopathiques d’action sur les états cancéreux du chien et du chat, de latéralité mixte
Ce qui nous offre une palette de moyens thérapeutiques en homéo de 54 remèdes, auxquels on rajoutera des organothérapiques, des isothérapiques … On a fort heureusement de quoi travailler en soutien et en accompagnement des chiens et des chats souffrant de cancers à des stades différents, sans avoir recours au VAF.
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