Cancer chez le Chien et Homéopathie
Mon chien a un cancer …
L’homéopathie a une très grande place dans les soins des différents cancers du chien.
Un cancer, c’est une maladie grave. Un cancer, ça fait peur. On s’inquiète pour son chien, on panique. On entend « décès précoce » derrière ce diagnostic de cancer tombé brutalement suite à une consultation chez le vétérinaire.
Un cancer chez le chien est le développement d’un groupe de cellules qui deviennent hors contrôle. Elles se mettent à vivre de façon anarchique. Ainsi, devenues autonomes, les cellules cancéreuses se mettent à proliférer d’une manière totalement insensée, illogique, migrant grâce à la circulation du sang, ce qui entraîne des métastases ou d’autres tumeurs. C’est pour cela que la taille de la tumeur principale conditionne le pronostic. Plus tôt le dépistage est réalisé, meilleures sont les chances de guérison pour le chien. Se passer de l'homéopathie face à un cancer chez le chien, c'est dommage.
La fréquence des cancers chez le chien augmente avec leur âge. Comme chez l’homme, de nombreux moyens peuvent mis en place pour prendre en charge le chien auquel on a découvert une tumeur cancéreuse. L'accompagnement homéopathique ne promet pas la guérison pour le chien : l'homéopathie va agir sur la vie cellulaire tout en remaniant le terrain du chien. Elle peut apaiser les douleurs, permettre de conserver la vitalité, l'appétit, maintenir l'équilibre pondéral, ralentir la progression du cancer s'il est agressif.
Nous le verrons plus en détails plus bas.
Les cancers les plus fréquents chez le chien
Le cancer mammaire, appelé encore « adénocarcinome de la mamelle », ou « adénocarcinome mammaire », représente presque la moitié des cancers chez la chienne. Ils sont rares chez le mâle. En revanche, chez le chien comme chez la chienne, on note également des tumeurs osseuses, de la mâchoire, des mélanomes, des lymphomes, des cancers digestifs, et des cancers du foie ou de la rate.
D’autres cancers, plus rares, existent aussi mais dans une moindre proportion.
Certaines espèces sont davantage sujettes à des types de cancer précis. Les grands chiens (taille L, XL) sont plutôt victimes d’ostéosarcomes, certaines races de chiens de berger souffrent de cancers du foie, les beagles déclarent en général des cancers des voies urinaires (vessie, urêtre) ou des cancers du rein, et chez les boxers on est face à des cancers de type mastocytome, avec anomalie génétique.
Les pesticides avec lesquels certains traitent leur jardin ont également une incidence sur certains types de cancers du chien.
Le cancer de la prostate chez le chien a mis en exergue le rôle prépondérant des hormones : ces découvertes ont été appliquées à l’hormonothérapie de ce même cancer chez l’homme, sous forme d’œstrogènes.
Diagnostic du cancer chez le chien
Toute masse qui se développe aux dépends d’un tissu, d’un organe, entraîne la suspicion d’un cancer. Une petite excroissance qui apparaît, une « boule » que l’on palpe tout à coup en caressant son chien, une « sorte de kyste » qui n’était pas là avant, une partie du corps, comme l’abdomen, qui semble très volumineuse depuis quelque temps, sont autant de signes qui doivent alerter le maître et faire conduire le chien chez son vétérinaire.
D’autres symptômes, plus communs mais interpellants, comme de l’amaigrissement, le manque d’appétit, de la fièvre, de l’apathie, une grande fatigue, restent des signes d’appel à prendre en considération, principalement chez le chien vieillissant.
A l’examen du chien, deux types de cancers sont possibles :
- les cancers externes, « dont les tumeurs se pressentent ou se voient », comme ceux de la peau, des mamelles, de la mâchoire, ou des organes génitaux
- les cancers internes, qui se ne voient pas aussi nettement ou pas du tout, et qui nécessitent des examens complémentaires, comme les cancers de la rate, du foie, de l’estomac etc. Ces tumeurs non visibles nécessitent des explorations médicales plus approfondies comme l’endoscopie, la radiologie, l’échographie, etc. Une fois que la tumeur ou la zone suspecte est découverte, on fait alors appel à l’histologie ou à la cytologie, pour infirmer ou confirmer le premier diagnostic.
Ces cancers chez le chien se traitent par des opérations chirurgicales, radiothérapie, chimiothérapie, traitements immunitaires, médicaments hormonaux. Ces traitements dépendent du type de cancer, de la zone sur laquelle il s'est développé et de son étendue. Des rémissions et des guérisons peuvent être obtenues. Plus le cancer est pris tôt en charge, plus les chances de guérison du chien sont bonnes.
Le comportement de la tumeur sera envisagé selon si celle-ci est bénigne ou maligne. Les symptômes qu’elle va entraîner localement, ainsi que ses possibilités de récidive, sont déterminés par son état. Ainsi les tumeurs bénignes chez le chien ont une croissance expansive mais lente et plutôt locale. Les tumeurs malignes chez le chien, elles, s’avèrent infiltrantes, de croissance rapide avec la capacité de créer des métastases. Une tumeur localisée à un endroit atteignable par chirurgie est toujours de meilleur augure qu’une tumeur non chirurgicalement opérable.
Lorsque la tumeur est opérable, la chirurgie est toujours suggérée en premier lieu. Elle peut d’ailleurs suffire si elle autorise le retrait de la totalité d’une masse tumorale accessible et de très petite taille. Si l’ablation ou l’exérèse n’est pas totale, d’autres moyens sont conseillés.
Dans le cas d’une tumeur connue pour sa capacité à récidiver localement on préconise pour le chien, si son état général le permet, des séances de radiothérapie.
La chimiothérapie, elle, est souvent conseillée par le vétérinaire traitant chez le chien concerné indiquée quand il y a crainte de métastases ou dans les formes disséminées ou multicentriques. Il faut aussi savoir que certains maîtres refusent la chimiothérapie, pour différentes raisons (dont le coût) et se tournent alors vers l’homéopathie, qui n’a rien à envier à l’allopathie pour sa capacité à gérer les cancers du chien. L’homéopathie a cet avantage de ne présenter aucun effet secondaire ou indésirable, n’affaiblit pas le métabolisme du chien, ne crée aucune accoutumance, et reste de coût accessible même s’agissant de remèdes particuliers à vignette blanche que l’on ne peut parfois se procurer qu’au P.H.A.
De même, l’homéopathie peut également intervenir pour diminuer les effets secondaires de la chimiothérapie, n’entrant pas en concurrence avec elle et ne lui étant pas incompatible.
Il est légitime de vouloir éviter une souffrance inutile à son compagnon. Mais les frais engendrés par la chimiothérapie après les séances de radiothérapie peuvent poser des problèmes financiers et il est important d’y penser. Le bénéfice attendu du traitement doit être clairement exposé. Dans tous les cas, le maître reste le seul décideur. L’objectif de cet article étant d’informer les maîtres sur les différentes possibilités thérapeutiques existantes, dont l’homéopathie, l’isothérapie, l’organothérapie, pour le chien, qu’il s’agisse de son confort au quotidien ou de l’espérance de sa guérison.
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